« C'est une grande chose d'avoir, au sein même de l'Église catholique, la foi dans son intégrité »
-Saint Augustin

« L'ignorance est notre pire ennemi. »
-Saint Pie X

« La vérité vous rendra libre »
-Jean 8, 32

mercredi 31 août 2016

Scupoli - Du signe auquel on peut reconnaître si l'on agit avec défiance de soi-même et confiance en Dieu

Quelquefois une âme présomptueuse s’imagine posséder la défiance de soi-même et la confiance en Dieu, et cependant elle se trompe. Ce qui vous le prouvera, ce sont les dispositions qui se manifesteront en elle après une chute.

Si après avoir fait quelque chute vous vous laissez aller à la tristesse, à l’inquiétude et à je ne sais quel découragement qui vous porterait à croire que vous n’êtes plus capable de progrès ni même d’aucun bien, c’est un signe évident que vous aviez plus de confiance en vous-même qu’en Dieu. Et plus votre tristesse et votre découragement seront portés loin, plus vous aviez confiance en vous et moins en Dieu. Et plus votre tristesse et votre découragement seront portés loin, plus vous aviez confiance en vous et moins en Dieu. Au contraire, celui qui se défie beaucoup de lui-même et qui met toute sa confiance en Dieu, ne s’étonne pas de ses chutes; il ne s’abandonne point à une tristesse ni à des plaintes exagérées : car il sait qu’il ne doit attribuer cette chute qu’à sa propre faiblesse et à son peu de confiance en Dieu. De là, il devient plus défiant de lui-même et plus humblement confiant en Dieu; le péché et les passions désordonnées qui ont occasionné sa chute deviennent avant tout l’objet de sa haine; il éprouve une douleur profonde, mais calme et paisible, d’avoir offensé Dieu; et c’est dans ces dispositions qu’avec un courage plus ferme et une résolution plus généreuse, il continue l’œuvre de son salut et poursuit ses ennemis jusqu’à la mort.


Je voudrais voir ces considérations méditées par certaines personnes, qui dont de la spiritualité, et qui du moment où elles sont tombées dans quelque défaut ne peuvent plus et ne veulent plus vivre en paix. Elles vont bien vite trouver leur directeur, avec un désir impatient de se délivrer de l’inquiétude qui naît de leur amour-propre; au lieu d’aller surtout lui demander d’effacer la tache de leur péché et de puiser, dans le sacrement de Pénitence la force nécessaire pour n’y plus retomber.

Scupoli - Le combat spirituel, Chapitre IV